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Campagne iFRAP 2007

Sarkozy et la réforme de l’Etat : soyons plus ambitieux

[ Site IFRAP ]
lundi 23 janvier 2006.
 
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Lors de ses vœux à la presse le 12 janvier Nicolas Sarkozy a proposé une réforme de l’Etat comprenant notamment une redéfinition du rôle du Premier ministre, et une relation plus directe du Président de la République et du Parlement.

Sans porter de jugement sur ces dispositions, il manquait à la liste des mesures préconisées par Sarkozy la plus importante, sans laquelle il n’y aura de fait aucune réforme réelle de l’Etat.

Si la France va mal, c’est qu’elle souffre d’excès d’administration : trop de fonction publique dont le poids écrase les finances du pays, trop de politiques décidées par des hauts fonctionnaires loin des réalités économiques et sociales de notre temps.

Et ce déséquilibre n’est possible que parce que le seul contrepoids institutionnel à l’administration, celui à qui les citoyens ont confié la défense des intérêts réels du pays, le Parlement, est devenu un figurant.

Nicolas Sarkozy peut espérer, s’il est élu à la magistrature suprême, obtenir un certain nombre de réformes essentielles. Mais l’Elysée, malgré la multiplication de ses effectifs, malgré son rôle prééminent dans la conduite du pays, sera incapable à lui seul d’opérer la réforme en profondeur de nos administrations rendue nécessaire par plus de 30 ans sans contrôle.

On peut peut-être féliciter Jean-François Copé d’avoir lancé des audits internes mais aucune institution n’est capable de réformer de l’intérieur ; les résultats de ces audits, absolument dérisoires, quelques dizaines de fonctionnaires supprimés ou plus vraisemblablement déplacés, quelques dizaines de millions économisés, le confirment.

Ce qu’il faut obtenir, c’est le dispositif mis en place par les Anglais, les Australiens, les Suédois et qui chaque année conduit à "griller" une quarantaine de responsables d’administration en présence des médias devant une sous-commission de la commission des Finances de la Chambre, sur la base d’un rapport établi après des mois, voir des années d’enquête, par un organisme d’audit placé sous l’autorité du Parlement.

Des quelques exemples dont l’iFRAP dispose après 20 ans d’enquête, c’est une réduction de l’ordre de 40 % de la dépense publique avec amélioration du service public que l’on peut espérer en quelques années.

Et une telle réforme est à la portée de parlementaires qui n’ont pas besoin de l’approbation du gouvernement pour se voter un tel dispositif. Un député, Jean-Michel Fourgous, vient d’ailleurs de déposer une première proposition de loi en ce sens.

Pour une telle réforme, Nicolas Sarkozy devrait avoir le soutien du Président de la commission des Finances, Pierre Méhaignerie, qui a tenté d’économiser 500 millions d’euros puis 100 millions du dernier budget sans succès pour voir le gouvernement sortir 350 millions d’euros par enchantement pour les banlieues et le ministre de la Fonction Publique engager 500 millions d’euros par an (30 milliards sur 60 ans) pour l’augmentation des fonctionnaires alors qu’aucune autorisation ne figure au budget.


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