Europe Agenda 2010
Vous êtes ici : Sommaire > Faire baisser le chômage, enfin...

Navigation


Recherche (Spip) sur le site
Recherche (Google)
sur le site sur le Web
Mots-clefs, articles associés

Autres groupes de mots-clés











Société Civile n° 50, septembre 2005 : "la Liberté de licencier vaut 2 millions d’emplois".

Une vraie mesure pour l’emploi : Transformer le CPE en "Contrat Plein Emploi"

[ Site de l’iFrap ]
mardi 21 mars 2006.
 
Auteur(s) et leurs articles

Le Contrat Première Embauche (CPE) est un quart de mesure qui ne satisfait personne : les jeunes qui n’ont aucun avenir assuré au-delà de 2 ans, les entreprises qui hésitent car elles savent qu’elles devront en licencier la plupart avant la fin du contrat par risque d’être prises dans les mailles du CDI.

Pourquoi pas un Contrat Plein Emploi[1], un CPE* qui, lui, serait sans limite de durée, dans le cadre duquel le salarié saurait qu’il peut être licencié sans délai ni indemnité à tout moment mais avec en contrepartie des allocations chômage augmentées et de durée beaucoup plus longue qu’à l’heure actuelle.

Les enquêtes statistiques que nous avons menées en France de même que les résultats quantitatifs expérimentés par les Danois depuis 1993 montrent qu’une telle mesure créerait non pas quelques dizaines de milliers d’emplois comme le CPE mais environ 2 millions, de quoi largement financer les augmentations des allocations chômage et leur durée (90% du dernier salaire pendant 4 ans dans la limite de 1800 euros).

C’est que la plupart des entreprises embauchent moins que ne le permettrait leur carnet de commande, de façon à se garder un volant de sécurité leur permettant de réduire leur activité en cas de retournement de conjoncture. N’oublions pas qu’environ un tiers des dépôts de bilan provient des délais et indemnités de licenciement lorsque les entreprises sont obligées de réduire la toile.

Un Contrat Plein Emploi supprimerait le défaut de précarité attribué au CPE ; l’augmentation des allocations de chômage est une vraie contrepartie pour le salarié alors qu’il n’y en a pratiquement aucune dans le CPE ; et les ASSEDIC cesseraient d’augmenter leur déficit.

Pour les juristes qui s’inquiéteraient des engagements français dans les conventions BIT, rien n’empêche comme l’ont fait les Australiens par exemple de maintenir le recours à un juge (article 122-14-3 et suivants) mais en en limitant le périmètre.

Il est encore temps pour le gouvernement Villepin de transformer le CPE en vraie réforme.

Voir dossier Société Civile n° 50 septembre 2005 : "la Liberté de licencier vaut 2 millions d’emplois".


Répondre à cet article

Forum