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Salon du Bourget, juin 2007.

Eclatants succès pour Arianespace et EADS.

Mise à jour du 1er mai 2008.
[ ]
mercredi 20 juin 2007.
 
Auteur(s) et leurs articles

Les succès d’Airbus au salon du Bourget [1] ne sont pas les seuls pour l’Europe aéronautique et spatiale :
-  Arianespace a annoncé 12 commandes de lancement de satellites, soit l’équivalent de toute l’année 2006.
-  et EADS a aussi reçu la commande de 35 fusées Ariane 5 d’ici 2011 pour un montant de 3 milliards d’euros.

Les débuts incertains d’Ariane sont bien loin, voir ce qu’en dit Yves Sillard, ancien DG du CNES.


Ariane contre les vilains saboteurs par CNES

Arianespace profite actuellement des difficultés de ses concurrents, notamment de la plate-forme Sea Launch, exploitée par Boeing, endommagée par l’explosion d’une fusée Zénith au décollage en janvier dernier. [2]

Extrait de l’interview de Jean-Yves Le Gall, P-DG d’Arianespace, dans Challenge :

Le ciel semble dégagé pour Arianespace...

-  Ariane 5 marche bien. Le produit est en bonne adéquation avec la demande du marché, tandis que nos deux concurrents, le russe Proton et l’ukrainien Zenith, sont assez mal en point. Ils ont bradé leurs lancements à 50 millions de dollars le tir tandis que nous facturons 130 millions de dollars pour un lancement d’Ariane 5.
Cette guerre des prix se solde pour eux par un échec et un effondrement de la qualité. Nous devrions lancer cette année une douzaine de satellites commerciaux contre quatre pour Proton et deux pour Zénith.

... Cette embellie va-t-elle durer ?

-  C’est difficile à dire, mais nous sommes confiants. Nous investissons 50 millions d’euros pour faire passer notre capacité de six à huit lancements par an, ce qui nous permettra de placer 16 satellites en orbite.

Comment analysez-vous l’échec de Galileo ?

-  Sur Arianespace, les partenaires européens se sont donnés les moyens de réussir en confiant les clés de la maison à un acteur. Pour Galileo, personne n’a reçu les clés de la maison.

Comment expliquer le réchauffement de vos relations avec la NASA ?

-  Dans trois ans, les Américains arrêtent la navette spatiale, qui sera trop vieille. Pour alimenter la station spatiale internationale, qui devrait vivre jusqu’en 2020, ils ne pourront compter que sur les russes de Proton.
Ils développent actuellement deux gros lanceurs pour des missions spatiales mais ces projets sont très chers et très controversés. Le partenariat que nous développons avec les russes de Soyouz, en Guyane, les intéresse.
Nous lancerons en 2009 les premiers vaisseaux de ravitaillement pour la station internationale ISS. [3]

Arianespace projette d’utiliser Ariane 5 jusqu’au début des années 2020 [4].

La commande faite au Salon du Bourget 2007 d’un nouveau lot de lanceurs Ariane 5 ECA garantit la continuité des livraisons des lanceurs au-delà de 2010 et pérennise l’activité industrielle des entreprises impliquées dans la construction de ce lanceur. [5]

Voir aussi notre article "Ariane 5, ses succès et la concurrence internationale"

[1] Louis Gallois : "Airbus est de retour, et complètement de retour’’.

[2] Succès commercial pour Airbus et Arianespace au Bourget

[3] Le premier exemplaire de l’ATV a finalement été lancé plus tôt : dans la nuit du 8 au 9 mars 2008, et l’arrimage, automatique et d’une précision horlogère, centimétrique, a eu lieu de 3 avril 2008. Derrière le succès de l’amarrage de l’ATV à l’ISS, une première mondiale.

[4] Notes d’information ESA N° 10-2003 : Accès à l’espace aujourd’hui et demain : quels sont les besoins de l’Europe ?.

[5] Flashespace, 11 septembre 2007 L’après Ariane 5 en question.


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