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Après le référendum en Irlande sur le Traité de Lisbonne.

Les pays de l’Union et la construction européenne. Tableau récapitulatif.

Mise à jour le 31 juillet 2008.
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lundi 16 juin 2008.
 
Auteur(s) et leurs articles

Cet article avait été écrit avant le Non irlandais au référendum du 12 juin.

Afin de mieux voir l’engagement des 27 pays par rapport aux différents éléments de la construction européenne :
-  appartenance ou non à la zone euro
-  adhésion ou non aux accords de Schengen
-  un des Quinze, ou un des 12 récents membres de l’Union (deux derniers élargissements, 2004 et 2007)

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Tableau euro Schengen Lisbonne
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Légende
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Ce tableau montre que la réticence de certains pays par rapport à un critère de la construction européenne :
-  Danemark, Pologne, Rép. Tchèque par rapport à l’euro,
-  Grande Bretagne par rapport aux accords de Schengen,

n’empêche pas ces pays de :
-  ratifier le Traité de Lisbonne : Danemark, Grande Bretagne le 18 juin, et Pologne (dont le Président vient de confirmer que son pays ne serait pas un obstacle à la ratification)
-  ou de rejoindre la zone euro plus tard (République Tchèque, objectif au 1er janvier 2012), Pologne (date non précisée).

Et le référendum en Irlande ?

Mais avec ce référendum négatif en Irlande, l’impact sur l’Union et sa construction, même s’il est moins fort que celui des NON de la France et des Pays Bas en 2005, est loin d’être négligeable.

Il est envisageable de définir des dérogations pour l’Irlande (comme par le passé), mais cela pose des problèmes, ne serait-ce qu’au niveau du calendrier : la non-ratification en 2008 par un des membres de l’Union empêcherait le nouveau fonctionnement de l’UE à partir de 2009.

Surtout cela n’aide pas au moral des européens, qui n’ont pas besoin de cela en pleine crise financière puis économique dans les pays développés.Nous avions repris ci-dessous, en l’actualisant, le visuel de notre article "Comment relancer la ratification du Traité Constitutionnel ?(2) - Vers une Europe à deux vitesses ?", de janvier 2007.

Car organiser un nouveau vote est difficile. Ruairi Quinn, un ancien ­mi­nistre des Finances, menait la ­principale campagne pro-Lisbonne. Selon lui, il était “quasi impossible” de ­rappeler les Irlandais aux urnes sur une version modifiée de ce traité. ­Lisbonne est d’ores et déjà “la version totalement remaniée du Traité constitutionnel”. En d’autres termes, le traité de Lisbonne, c’est déjà le plan B. [1]

Comme nous l’annoncions ici, un certain découragement a gagné même parmi les plus convaincus de la construction européenne ! Au moins temporairement.

Décidément, le référendum semble souvent un moyen pour les peuples de répondre non pas à la question posée, mais au contexte du moment. Les expériences récentes le confirment, et pas seulement en France. Voir par exemple "Non au référendum défouloir, oui au fondateur"

La campagne du référendum, en Irlande

La campagne référendaire, toujours confuse, était en Irlande "plus bizarre que la moyenne. Elle bombarde les électeurs de mille et une raisons de rejeter le traité.

Certaines sont rationnelles : Lisbonne supprime plusieurs veto nationaux et implique que l’Irlande ne sera pas toujours représentée à la Commission européenne.

D’autres sont moins crédibles : jouant sur la crainte des Irlandais de se voir entraînés dans les guerres d’autres peuples, les principaux tenants du non accusent l’UE de devenir une puissance “militarisée”, capable de déployer des milliers d’hommes n’importe où dans le monde en quelques jours.

Les anti-Lisbonne assurent également que ce traité ouvrira la voie aux ingérences de Bruxelles dans la faible fiscalité irlandaise sur les entreprises.

Certains des arguments avancés sont même proprement fous : un tract distribué à Cork affirme, par exemple, que le traité permettra à l’UE de mettre en place une politique de l’enfant unique à la chinoise." [2]

L’impérieuse nécessité de retrouver
l’adhésion des populations au projet européen

Ces considérations par rapport au référendum ne doivent évidemment pas occulter l’impérieuse nécessité pour l’Union Européenne de retrouver l’adhésion des populations au projet européen, qui nous a tant apporté jusqu’à maintenant.

Même si certains de ces apports sont peu visibles notamment aux plus jeunes, nés en période de paix particulièrement longue : 63 ans déjà ! [3] Jamais dans l’histoire une telle durée sans guerre n’avait été constatée en Europe.

Et nous ne parlons pas des apports au niveau économique, nombreux et essentiels. Les Français n’en semblent pourtant pas très conscients, ou peut-être les ont-ils un peu vite oubliés, la situation en France n’étant toujours pas réjouissante... faute d’avoir engagé les nécessaires réformes que la plupart de nos voisins en Europe, ou de nos partenaires de l’OCDE notamment ont mises en oeuvre avec succès depuis une ou plusieurs décennies.

[1] Courrier international - n° 916 - 22 mai 2008. L’Europe mourra-t-elle le 12 juin à Dublin ?

[2] Courrier international - n° 916 - 22 mai 2008. L’Europe mourra-t-elle le 12 juin à Dublin ?

[3] Nous ne parlons pas des guerres récentes aux portes de l’Europe en Bosnie ou au Kosovo, ou au Moyen Orient. Guerres bien présentes qui devraient inciter certains à constater la grande fragilité de la paix..., même très près de chez nous.


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