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L’Europe a rendez vous avec l’histoire, saura-t-elle éviter le crash ?

Sur le site Atlantico
[ United we stand. L’Europe a rendez vous avec l’histoire, saura-t-elle éviter le crash ? ]
dimanche 11 décembre 2011.
 
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Le dernier sommet européen s’est révélé insuffisant pour conjurer le scénario dépressif qui se construit de jour en jour. Mais l’heure n’est plus aux petits arrangements de couloir, il faut créer un électrochoc pour ne pas rater un rendez vous avec l’histoire. Deuxième et dernière partie de la série en deux volets consacrée aux enjeux d’une réforme politique et économique européenne, qui reste à engager.

Lire le premier volet ("L’Europe s’asphyxie, sauvons-la en dévaluant l’euro !") de l’interview consacrée à la nécessaire dévaluation de l’euro pour sauver l’Europe.

La construction des États-Unis d’Europe ne serait pas seulement bonne pour l’Europe, mais pour le monde entier.

...

Les scénarios économiques apocalyptiques sont nombreux. Il suffit d’imaginer un retard ou des tergiversations sur l’adoption du nouveau traité pour enclencher les prémices de la plus grave crise économique mondiale depuis au moins 1930. La forte montée des idées politiques extrémistes pourrait venir aggraver d’autant la crise actuelle. Certains commentateurs évoquent actuellement un risque de guerre qui permettrait de réduire l’effet de levier de l’économie. Les Etats-Unis d’Europe permettent de donner une solution alternative pour la réduction de l’endettement, à travers la croissance, le retour de l’emploi et le rééquilibrage des taux de change. Nous n’avons jamais eu autant besoin de redonner du souffle à la construction européenne que maintenant.

(PNG)
Risque d’explosion des dettes publiques, zone euro. Coe-Rexecode, 2012

 [1]

Le nouveau traité est nécessaire, mais il doit être mis en place rapidement pour crédibiliser les politiques face aux marchés financiers.

Les États devraient conduire des réformes structurelles supportées par une union nationale et un support sans faille des syndicats pour donner aux États les moyens de négocier rapidement une convergence fiscale, administrative et de protection sociale. Sans cette convergence assumée et acceptée par tous les responsables politiques, nous risquerions d’enlever toute opportunité de la BCE d’intervenir, puisque les décotes sur les dettes souveraines s’accroitraient avec les tergiversations.

M. Draghi semble être aux commandes d’un A380 au décollage avec des moteurs en panne (dette abyssale, déficit budgétaire, réforme retardée, protection sociale inadaptée à la démographie etc.). Pour réussir son décollage, il a besoin de prendre de la vitesse, à travers une resolvabilisation des états (et la baisse des décotes sur les obligations souveraines) et du système bancaire européen pour apporter la dernière poussée (pour décoller la création de la construction) issue d’un QE (quantitative easing, politique monétaire dans laquelle la banque centrale crée de la monnaie et l’utilise pour acheter des obligations de banques privées) sur des Euro-bonds représentatives de toutes les dettes souveraines nationales. Sans la combinaison des deux éléments, nous assisterons à un crash sous l’effet des pertes que générerait la BCE issue de la défaillance du système bancaire sous le poids de trop de dettes souveraines (et des pertes liées aux décotes actuelles sur ces dettes).

Une partie de la vitesse est d’ores et déjà acquise par la déclaration du couple Franco-Allemand d’une mise en place d’une garantie donnée aux investisseurs privés qu’ils ne subiront pas de pertes sur leurs obligations souveraines (en dehors de la Grèce). Cela permettra aux investisseurs actuels (qui détiennent implicitement un CDS -credit default swap- émis par la totalité des Etats garantissant les dettes des états membres de la Zone Euro) de garder leurs bonds (obligations) et aux spéculateurs de prendre garde dans le cas où les États réussiront à sauver la zone euro et où l’explosion de la zone est évitée.

La grande histoire est peut être en construction. Il suffit de mettre en œuvre le courage politique et la synthèse des volontés de sortie de crise exprimées par tous les partenaires sociaux, tous les partis politiques, et tous les agents économiques. Une place dans l’histoire est à prendre, le courage politique pourrait permettre à nos contemporains d’accéder à ce panthéon.

[1] Ajout par Laurent Simon : Illustration extraite du document Coe-Rexecode, Présidentielles 2012, faits et chiffres : "Faiblesses et atouts de la France dans la zone euro. Le défi de la reconvergence".


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