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Les offres (Eurofighter et Rafale) pour l’Inde ouvertes début novembre 2011.

Pourquoi le Rafale peut l’emporter en Inde

Compléments du 9 janvier 2012, du 20 février et du 16 septembre (vidéo) 2012.
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mardi 13 décembre 2011.
 
Auteur(s) et leurs articles

Plusieurs échecs ou péripéties récentes de vente à l’export du dernier avion de Dassault Aviation : Corée du Sud [1] et Pays-Bas en 2002 [2] (les avions américains l’ont emporté, F-15 et F-35 respectivement), Singapour (2005, F-15 E [3]) [4], Maroc (2007, par suite d’un cafouillage franco-français, le F-16 américain a été préféré [5]), Brésil (report), Emirats arabes unis (report ?), Suisse (le Saab-BA Gripen l’a emporté)...

Est-ce à dire que le Rafale n’a aucune chance, notamment en Inde où il est seul finaliste, avec l’Eurofighter, pour 126 avions ?

A la clé de ce combat de haut vol, un contrat d’environ 12 Milliards de dollars, s’inscrivant dans le plan de modernisation de l’armée indienne d’un montant global estimé à plus de 110 Mds $ d’ici 2016.

Notons que cet appel d’offres a déjà fait l’objet de controverses, notamment l’exclusion, temporaire de Dassault, pour des raisons non vraiment élucidées. [6] [7]. Etait-ce un test pour vérifier la motivation de la France à vendre son avion ?

Pourquoi le Rafale peut
l’emporter en Inde

Nous pensons au contraire que le Rafale a toutes les chances de l’emporter, pour plusieurs raisons, ne serait-ce parce que les habituels avions concurrents ont été éliminés :
-  les avions américains, pour une fois (la pression politique américaine habituelle est puissante)
-  ainsi que l’avion Gripen, moins performant et également moins cher (raison pour laquelle il a récemment été officiellement choisi en Suisse [8])
-  l’avion français a fait la preuve en Libye de ses qualités extrêmement opérationnelles, en particulier pour son auto-protection (au contraire des avions anglo-saxons, le Rafale a été utilisé dès le premier jour, sans donc pouvoir bénéficier de la destruction ultérieure des défenses aériennes par 119 missiles de croisière américains) et sa polyvalence (interdiction aérienne, reconnaissance, frappes air sol).
-  et la disponibilité de la flotte aérienne, "était de 95% durant l’opération Harmattan (Libye). Dans ce domaine, la France a fixé une barre élevée. Pour entretenir un Rafale en permanence, nous avons besoin de 7 ou 8 mécaniciens. Pour certains de nos concurrents, c’est pratiquement le double. Le coût de maintenance de l’avion s’en trouve donc réduit. C’était un des critères essentiels retenus dans la conception de l’avion." [9]

’Multirole’, le Rafale remplacera 7 avions de l’Armée de l’Air et de la Marine. [10] Grâce à ses fonctions ’swing role’ il peut réaliser plusieurs rôles au cours de la même sortie. Omnirôle depuis le standard F3, il possède à un moment donné à la fois des capacités air-air et air-sol, ce qui renforce sa protection et son efficacité, alors que les autres avions ’swing role’ doivent passer d’un mode à l’autre. Cela a été très utile en Libye [11]
-  il fait l’objet de commentaires très élogieux des pilotes qui l’ont essayé, même de la part de pilotes de nationalités qui ont développé des avions concurrents. [12] [13]
-  les prix proposés pour les deux finalistes semblent très proches, ce qui devrait pouvoir faire pencher la balance vers l’avion plus performant et plus polyvalent ; habituellement les prix sont plus élevés pour l’Eurofighter (Allemagne, Royaume Uni, Italie, Espagne) [14] [15]
-  l’Inde avait acquis des avions Mirage, qui leur ont donné toute satisfaction, et elle vient d’accorder un contrat à Dassault Aviation pour les moderniser, ce qui montre une relation suffisamment bonne avec l’avionneur français ; et qui donne un petit avantage au Rafale [16] puisqu’il s’agit aussi de faire assembler la majeure partie (108) de ces avions en Inde, et puisque, comme l’expérience montre [17] que les pays clients tendent à renouveler leurs avions auprès du même fournisseur, ou du même pays.

(JPEG)
Rafale sur Porte-Avions américain
Rafale M (Wikipedia), interopérable

-  l’Inde s’est associée à la Russie pour concevoir un nouvel avion, et elle a tout intérêt à bénéficier d’un avion très performant et polyvalent comme le Rafale, ne serait-ce que pour établir une comparaison appropriée
-  l’Inde va bientôt disposer de plusieurs porte-avions, et disposer d’un avion navalisé (le Rafale) pourrait s’avérer intéressant.

Les opérations en Libye ont fait l’objet de scrutations détaillées, et d’articles, dont l’un de Victor Kotsev. Ce journaliste indépendant d’origine roumaine travaillant à partir de Tel Aviv, et collaborateur régulier de Asiatimes.com cite un “expert des questions de défense” confiant à Reuters que l’affaire libyenne est devenue une “vitrine” dans une nouvelle course aux armements (ou aux exportations) [18]et montre les insuffisances de la seule "supériorité aérienne" (domaine de l’Eurofighter, et objet officiel de l’appel d’offre indien) et l’intérêt du Rafale. [19]

Dans nos articles :
-  "Pourquoi la France a eu raison de développer son Rafale"
-  "Les avantages indéniables du Rafale par rapport à l’Eurofighter"

nous abordons des points essentiels à prendre en compte, pour détailler ces points cités ci-dessus et évaluer les chances du Rafale par rapport à son concurrent européen, l’Eurofighter.

Interview de Ch.Edelstenne, PDG de Dassault Aviation, le 11 septembre 2012, évoquant le nécessaire maintien des compétences des Bureaux d’Etudes, ainsi que l’appel d’offre en Inde :

EADS moins engagé dans les avions de combat que Dassault

L’article "Le Rafale : analyse de l’appel d’offre en Inde" (Knowckers.org, 30 décembre 2011) confirme quasiment tous les points que nous avancions ici. En voici un extrait, dont le dernier paragraphe évoque un aspect moins connu, le moindre engagement d’EADS (vs Dassault) à l’avenir dans le domaine des avions de combat :

"Du reste, le Rafale a presque toujours été classé 1er sur les plans technique et opérationnel dans les appels d’offre précédents ; cependant, il n’était pas encore « combat proven », label gagné par ses engagements en Afghanistan et en Libye, opération de surcroît plus médiatisée.

D’autre part, la coopération avec Dassault est ancienne : avec l’achat de 80 Mirage 2000 dès les années 80, l’Inde a été le 1er client export du Mirage 2000 [20] et la modernisation de cette flotte par l’industriel vient d’être finalisée entre les deux gouvernements.

La durée de vie d’un avion comme le Rafale étant de 40 ans, New Delhi aura la même sécurité de modernisation que pour le Mirage, ce qui est moins garanti avec l’Eurofighter, le dernier business plan d’EADS présageant un retrait à moyen terme des avions de combat." [21]

Et au niveau géostratégique ?

L’introduction de cet article, complète utilement le nôtre, au niveau géostratégique : "Si la France n’a plus les moyens de sa puissance, l’Inde si ! Jamais l’équation géostratégique, industrielle et technologique n’a été aussi favorable à l’exportation du Rafale que dans le cas du marché indien.

Le déplacement du centre de gravité du monde vers l’Asie conduit l’Inde, l’une des deux grandes puissances économiques du continent, à « émerger » aussi sur le plan stratégique. Son environnement régional est fragile car marqué par le conflit avec le Pakistan et la rivalité avec la Chine.

Face à l’Empire du Milieu, plus puissant économiquement, politiquement et militairement, l’Inde s’emploie à rester dans la course à l’influence en Asie et à contrer l’axe sino-pakistanais. Mais l’Inde du XXIème siècle a également de nouvelles ambitions : elle entend profiter des opportunités générées par la crise mondiale pour accroître son statut sur la scène internationale.

La « préférence instinctive » de l’Inde pour un monde multipolaire l’amène à gérer ses relations avec un ensemble de puissances plus diverses avec une flexibilité accrue. Même le rapprochement spectaculaire avec les Etats-Unis -qui lui a permis de bénéficier d’un statut exceptionnel en matière nucléaire- ne signifie pas alliance : New Delhi n’a pas l’intention d’être instrumentalisé par Washington dans une politique d’endiguement de la Chine et a refusé certaines propositions de coopération militaires américaines. Israël, mais aussi la Russie, avec laquelle l’Inde est en partenariat pour le Raptor [22], avion de combat de 5ème génération restent des fournisseurs importants en matière d’armements. L’Europe est considérée comme un partenaire utile sur le plan commercial."

Quelques arguments supplémentaires

Plusieurs avantages exposés sur la page Wikipedia spécifique de cet appel d’offre "M MRCA". [23] :
-  logistique Dassault déjà présente en Inde, permettant des coûts inférieurs
-  grand succès des Mirage 2000 pendant le "conflit de Kargil" (Inde - Pakistan, 1999), qui repéraient les avions ennemis de très loin, à haute altitude, contrairement aux autres avions de l’IAF : [24]
-  équipements Dassault non sujets aux restrictions ITAR (américaines)
-  avions disposant de deux versions utilisées en France - navale et missions nucléaires -, qui intéressent à terme l’Inde
-  radar AESA
-  complet transfert de technologie, ainsi que du code source des logiciels pour une pleine maîtrise des modifications éventuellement nécessaires
-  possibilité d’installer les moteurs GTX-35VS Kaveri (avec contribution Snecma) que l’Inde va utiliser sur les ’Light Combat Aircraft’ Tejas Mk2 indiens, à la place des Snecma M88.

Quelques résultats des évaluations préalables :
-  le concours aux Pays Bas (2002) a montré que le Rafale était à la fois moins cher et plus performant techniquement que l’Eurofighter Typhoon, mais moins performant techniquement que la version papier du F-35, qui a été choisi
-  les concours à Singapour (2005) et en Corée (2002) ont démontré la supériorité technique et économique, ainsi que les meilleurs performances du Rafale sur ses autres concurrents, avec un coude à coude Rafale/F-15. Le F-15-E fut dans chacun de ces eux cas choisi sur des critères uniquement politiques. [25]

Traduction résumée du témoignage d’un connaisseur, sur un forum : "Le Rafale est un avion très sous-estimé. Beaucoup de comparaisons sont faites avec l’Eurofighter, en faveur du dernier, en parlant du Meteor, oubliant que le Rafale peut aussi l’utiliser. L’avionique (Thales) est très bonne, et SPECTRA semble être un système électronique d’autoprotection extraordinairement puissant. (Le radar) RBE2 est très agile. Le Rafale est cependant légèrement sous-motorisé, mais cela devrait s’arranger avec le prochain moteur M88". [26]

L’Inde n’a pas les besoins restreints de la Suisse
(remplacer des F5 Tiger et simplement surveiller ses frontières)

Le choix de la Suisse en faveur du Saab Gripen, suite au report fin novembre des Emirats Arabes Unis d’une décision en faveur du Rafale, a fait naître (ou renaître) une polémique en France sur le non succès jusqu’à présent des ventes export du Rafale.

Si le Gripen l’a emporté en Suisse, c’est officiellement parce que les performances du Rafale (le mieux noté) ne semblaient pas nécessaires pour simplement surveiller le territoire Suisse, pays neutre et ne participant pas aux opérations de coalitions OTAN : les excellentes performances de frappe au sol du Rafale ne faisaient pas partie des besoins de la Suisse.

Les caractéristiques dimensionnelles du léger Gripen le rapprochent également du petit F-5 Tiger qu’il remplace, avec peu de modifications des infrastructures d’accueil dans les aérodromes de l’armée. De plus, l’achat et le stockage des pièces de rechange comme de certains systèmes d‘arme pourront se faire en commun avec la Suède, à moindre coût. Enfin, les relations entre la France et la Suisse ne sont pas actuellement au beau fixe...

Mais il en est tout autrement pour l’Inde, du fait de son conflit très présent avec son voisin et rival le Pakistan : les performances reconnues du Rafale, et supérieures à l’avion européen, intéressent beaucoup plus l’Inde, qui a besoin d’un avion au top.

L’histoire nous dira (décision prévue entre décembre 2011 et mars 2012) si nous avons eu raison !

Espérons simplement que du fait de la crise, la baisse de la livre sterling (une des monnaies de fabrication de l’Eurofighter) ne va pas faire pencher la balance en faveur d’un avion qui, conçu comme un chasseur intercepteur, ne se distingue pour le moment que pour le combat aérien. Aux dernières nouvelles, et selon des sources indiennes, l’enveloppe du Rafale serait légèrement moins chère que celle de son concurrent [27]. Mais dans tous les cas, le gagnant devrait être un avion européen, ce qui n’est pas si courant !

[1] Le Nouvel Observateur, 22 avril 2002, "La Corée choisit le F-15K contre le Rafale"

[2] Bruxelles 2 Le blog, 11 septembre 2008, "Avion de chasse : les Pays-Bas ont-ils favorisé le F-35 ?"

[3] Le Monde, 7 septembre 2005, "Dassault échoue à vendre ses Rafale à Singapour"

[4] L’Usine nouvelle, 31 janvier 2012, "À quoi sert le Rafale ?"

[5] L’Expansion L’Express, 22 octobre 2007 "Rafale : les dessous d’un fiasco"

[6] Aeroplans, 23 avril 2009 "Inde : le Rafale dans le flou. (le miracle indien n’aura pas lieu)"

[7] Aeroplans, 28 mai 2009 "Le Rafale réintègre l’appel d’offre indien"

[8] « Le Gripen est sensiblement plus avantageux que les deux autres offres, non seulement à l’acquisition mais aussi en ce qui concerne les coûts d’entretien », explique le Conseil Fédéral dans un communiqué. Challenges, Supersonique, 30 novembre 2011 "Le Rafale est-il mort et enterré ?"

[9] "Général Palomeros : ’Le Rafale est le meilleur avion du monde’" France Soir, 1er février 2012. Citation ajoutée depuis la rédaction de cet article.

[10] A l’origine du programme RAFALE, l’Armée de l’Air et la Marine Nationale françaises ont exprimé le besoin de remplacer sept types d’avions de combat différents par un avion omnirôle, capable de remplir toutes leurs missions :
-  Défense aérienne / Supériorité aérienne,
-  Reconnaissance,
-  Appui-feu rapproché,
-  Frappes air-sol de précision / missions d’interdiction,
-  Lutte antinavires,
-  Mission nucléaire.

Site Dassault Aviation "Omnirole dès l’origine"

[11] L’intérêt très opérationnel, en Libye, d’un avion omnirôle :

Les pilotes de détachements de 8 avions Rafale, basés en Corse à Solenzara, provisoirement renommée “la ville des Rafale,” décollent de façon routinière avec quatre missiles air-to-air MICA, trois ou six bombes guidées de précision AASM-Hammer, un pod Thales Damoclès laser ou Reco NG de reconnaissance et deux réservoirs supplémentaires. Ils peuvent être affectés ou réaffectés en vol, et le sont en routine, pour faire une patrouille de combat aérien, effectuer un tir de précision d’interdiction aérienne ou des missions de reconnaissance durant la même sorte de six -ou sept- heures. ...

L’idée selon laquelle on peut réaffecter à un seul appareil en vol plusieurs rôles successifs, de la reconnaissance, au ’strike’ (attaque au sol orientée ’interdiction aérienne’), à l’interception (air air), durant la même sortie est vraiment révolutionnaire, et nous commençons seulement à en apprécier tous les avantages,” se réjouit un officier.

(Extraits du très détaillé article "Rafale in Combat : “War for Dummies”" defense-aerospace.com, 31 mai 2011.)

De leur côté, les chasseurs Eurofighter, ne peuvent pas pour le moment effectuer des frappes au sol, et ce jusqu’en 2018. Donc pendant que les patrouilles de Rafale pouvaient aussi se protéger des défenses anti-aériennes, les Eurofighter britanniques devaient être accompagnés de Tornado (IDS Interdictor/Strike) pour effectuer des frappes au sol, et aussi assurer leur protection.

[12] Flightglobal, 9 novembre 2009 Témoignage élogieux d’un pilote britannique de la RAF ayant piloté le Rafale. Sur la facilité d’appréhender un avion aussi performant et sophistiqué : "I did not have time for any simulator, avionics bench or groundschool training. I received a 1.5h cockpit familiarisation on the ground in a Rafale at Dassault’s Istres facility on the day before the evaluation. Other than this, I would fly the complete evaluation myself from the front cockpit. The ease and success with which I could fly and cope with such a massively capable fighter would be a clear indication of the Rafale’s "fight and forget" design concept.

Avec cette phrase clé dans la conclusion : The aircraft has an incredible level of performance befitting a fourth-generation type, and despite flying a highly complex and demanding evaluation sortie, I felt completely at home in the aircraft and retained full situational awareness." "FLIGHT TEST : Dassault Rafale - Rampant Rafale. ’Omnirole’ design"

[13] Lire aussi l’article d’un journaliste indien, qui avait déjà volé sur tous les concurrents du Rafale dans cet appel d’offre, et voir ses vidéos : "Tonnerre à 33 mètres (de la surface de la mer) : voler à bord du superchasseur français Rafale" "Thunder at 100 feet : Flying France’s Rafale Superfighter"

[14] Selon des sources concordantes, les offres de Dassault Aviation et du consortium européen seraient très proches l’une de l’autre. Ce qui est déjà une surprise de taille, le Rafale étant en général bien moins cher (entre 10 % et 15 % en moyenne) que l’Eurofighter dans les précédents appels d’offre où ils ont été en compétition l’un contre l’autre. Les quatre industriels partenaires du programme Eurofighter auraient donc consenti de gros efforts sur le prix des avions à l’unité pour rester compétitifs par rapport au Rafale, un avion plus léger. « Ils auraient accepté des sacrifices monstrueux », assure un industriel. - La Tribune, 6 novembre 2011 "Rafale et Eurofighter au coude à coude en Inde"

[15] opex360.com, 8 novembre 2011 "Des raisons d’être optimiste pour les chances du Rafale en Inde"

[16] Deux thèses, s’il y a lien entre les deux contrats : compensation pour Dassault, ou espoir de meilleures conditions... FreeRepublic.com, 14 juillet 2011 (plusieurs contributions et précisions intéressantes par ailleurs) "India’s Mirage upgrade : a prelude to a Rafale MMRCA win ?". Mais il est possible aussi que les deux contrats ne soient pas liés, et/ou que l’analyse comparée des comportements en Libye de l’Eurofighter et du Rafale prenne du temps

[17] Europe Agenda 2010 "Les avantages indéniables du Rafale vs l’Eurofighter"

[18] DeDefensa.org, 18 mai 2011 "Le Rafale et l’axe (accidentel) Inde-Libye"

[19] Un extrait : "The source, who asked not to be identified by name, said that air-superiority fighter jets with secondary ground-strike capabilities, for example the F-16 and the Mirage 2000, had failed miserably to change facts on the ground in the campaign against Libyan leader Muammar Gaddafi. This was also demonstrated by Gaddafi’s use of agricultural airplanes flying at low altitudes on Saturday to bomb fuel tanks in the rebel city of Misrata.

The rebels claim that they notified the North Atlantic Treaty Organization (NATO) about the approaching government planes (speaking about real-time coordination between the rebels and NATO), but "there was no response". The expert mentioned above explained that low-flying aircraft posed a difficult challenge to airborne radars, while any target flying below 100 meters of altitude was invisible.

More maneuverable, lower-speed and lower-altitude aircraft, he added, had achieved most of the results so far. Indeed, the most significant rebel territorial gains occurred when close air support planes such as the American AC-130s and A-10C Thunderbolt IIs were in the air. More recently, Gaddafi pulled his forces out of Misrata when Predator drones showed up. The Rafale, however, has also done relatively well, alongside the aging British Tornado.

The Rafale, which entered service in 2000, is of particular interest, both because of the political-economic implications of its wide use and its unique characteristics. By contrast, the other competitor for the Indian market, the Typhoon, has only showed up sporadically over Libya, and rarely if ever in ground-strike roles. We might expect the latter to change as the competition stiffens, despite that it is primarily outfitted for air combat.

The Rafale features a sturdy air frame, long service life, exceptional maneuverability at low (sub-sonic) speeds and a unique set of avionics that allows it to both hit ground targets very efficiently and to evade anti-aircraft fire. Its electronic warfare suite, some reports have it, gives it a "virtual stealth" capability.

Its superb performance at low speeds is particularly well-suited for mountain warfare - incidentally, Gaddafi has so far avoided large-scale armor offensives in the rebel hotbeds of the western mountains - this, alongside the fact that it has performed without losses so far, will boost its export potential significantly. ...

Europe’s shiny new air weapons, in other words, are running low on time to win the war on their own. As the humanitarian situation in Libya worsens by the day and the fig leaf of a “humanitarian war” becomes increasingly exposed, the global defense community seems to be drawing a lesson of its own. In the future, we can expect air power to be brought closer to the ground and to be matched by sturdier ground capabilities. Fighter planes that are well suited for this, such as the French Rafale, will probably do well and be adapted for more effective new tactical doctrines...

"AsiaTimes.com, 12 mai 2011 ’Libya aviation show cannot help NATO

[20] L’Inde a même été le premier client export de Dassault, dès les années 1950, avec l’avion Ouragan

[21] LePost.fr, 30 décembre 2011, qui laisse la place au HuffingtonPost.fr, "Le Rafale : analyse de l’appel d’offre en Inde"

[22] En fait il s’agit du Soukhoi T-50, ou PAK FA nom en Inde, et non bien sûr du Raptor, nom donné pour le F-22 américain de Lockheed, de 5ème génération (furtif) et de coût extrêmement élevé

[23] Wikipedia MMRCA - Rafale en anglais) "Indian MRCA competition"

[24] "Later the Mirage 2000 also proved its superior technology during the 1999 Kargil conflict when the small enemy targets at high altitude could not be successfully engaged with other strike fighters" - "Rafale Wins The MMRCA Competition - Analysis" EurAsia review, 6 février 2012, citation ajoutée depuis la rédaction de l’article.

[25] Depuis la rédaction de cet article, mention de cette page très intéressante L’Eurofighter a perdu tous ses duels face au RafaleLa Tribune, 1er février 2012.

[26] Along with the Super Hornet, I think the Rafale is a very underestimated aircraft. Many comparisons are made between it and the Typhoon, with almost all respondents putting the Typhoon ahead (with the proposed Meteor as one common reason for the Typhoon’s supposed superiority, forgetting that the Rafale can also be armed with the Meteor).

It is well understood that the Rafale has an extremely capable electronic warfare suite, its avionics are very good, the RBE2 is comparable to the ECR90 in performance, with only the APG-77 having a distinct advantage over it, and the SPECTRA system seems to be quite an amazingly powerful electronic self-protection system. The SPECTRA can handle electromagnetic detection, laser warning, IR detection, missile launch/approach warning, jamming and chaff/flare launching. SPECTRA also provides passive long-range detection, indentification and location of threads and can automatically react or alert the pilot to threats.

The Thomson CSF/Detexis RBE2 is a passive array employing electronic scanning. RBE2 is very beam agile, and data processors are capable of performing well over 1 billion operations per second. It is quoted with a range in excess of 100km, and has air-air, air-ground, dogfight and terrain following modes.

The only area where I feel the Rafale loses out over the Typhoon is that the Dassault product is slightly underpowered. This should be rectified with the M88-3 proposed for export models though... What are your thoughts on the Rafale ? Btw, it also has to be one of the best looking planes out there, but then again, when have the French made an UGLY fighter ? - Extraits : The Aviation Forum, 30 janvier 2001 "Dassault Rafale - Underestimated"

[27] Alors que le prix est généralement nettement moins élevé que pour l’Eurofighter. Serait-ce parce que l’Inde pencherait pour la version discrète (D) du Rafale ?


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