Europe Agenda 2010
Vous êtes ici : Sommaire > Stratégie de Lisbonne (2010)

Navigation


Recherche (Spip) sur le site
Recherche (Google)
sur le site sur le Web
Mots-clefs, articles associés

Autres groupes de mots-clés











Les Echos, 3 nov 2004.

Pour une refondation de la stratégie de Lisbonne.

Extraits du point de vue de François Scheer et Jean-Paul Tran Thiet.
[ Site "Les echos" ]
vendredi 8 avril 2005.
 
Auteur(s) et leurs articles

La stratégie de Lisbonne souffre de 3 handicaps majeurs.

-  D’abord, il s’agit d’un projet ignoré du public et qui ne parvient pas à mobiliser. Aucune personnalité ne l’incarne, à la différence du "marché unique" porté par Jacques Delors, ou de l’euro, soutenu par Valéry Giscard d’Estaing, Helmut Schmidt, puis François Mitterand et Helmut Kohl.

-  Ensuite, la répartition des responsabilités pour avancer dans la voie tracée à Lisbonne est confuse.

Alors que les traités de Maastricht et d’Amsterdam, puis le projet de Constitution pour l’Europe se sont efforcés de tracer les limites de compétences de l’Europe et de ses Etats, le Conseil Européen de Lisbonne a occulté cette question.

Et le Parlement Européen n’a aucun rôle à jouer.

-  Enfin, les objectifs n’ont pas fait l’objet d’une remise en perspective à la lumière des événements intervenus depuis : instabilité politique mondiale, crise économique, éclatement de la bulle financière liée aux activités Internet.

Le Conseil Européen ne doit pas pour autant renoncer à l’ambition affichée.

Mais s’il veut tracer les voies d’un renouveau, il devra à notre avis (voir "Comment rendre l’Europe vraiment compétitive ?" rapport du groupe Questions Européennes de l’Institut Montaigne s’attacher à surmonter les handicaps identifiés.

La grande priorité sera de redonner - ou plutôt de donner - du souffle à la stratégie de Lisbonne. Trois événéments en fournissent l’occasion :
-  la nouvelle Commission Européenne dirigée par José Manuel Barroso, qui a dit l’importance qu’il attachait à cette initiative
-  le rapport d’étape présenté par l’ancien Premier Ministre des Pays Bas, Wim Kok
-  l’adhésion des 10 nouveaux Etats membres.

Ensuite, il faudra clarifier les responsabilités des différents acteurs.

En troisième lieu, il conviendra d’intégrer les changements intervenus depuis mars 2000, en Europe comme dans le monde.

Cette refondation de la stratégie de Lisbonne doit également être l’occasion de s’interroger sur la contribution que les politiques classiques devraienet apporter au retour de la croissance.

... (En particulier : )
-  il faut retrouver une ambition industrielle européenne, en acceptant une approche plus politique des règles de concurrence
-  il est nécessaire de repenser les priorités busgétaires de l’Union, en concentrant les fonds structurels sur la recherche, la formation et le développement des technologies de l’information et en recentrant les les grans projets d’infrastructures sur l’amélioration des connexions transfrontalières et le développement des transports urbains.

...


Répondre à cet article

Forum