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Extrait du document "Cap sur la croissance. L’économie de l’Union européenne"

Ce n’est pas fini. Préparer l’avenir.

[ Site Europa.eu.int ]
dimanche 15 mai 2005.
 

Ce n’est pas fini

L’intégration économique de l’Europe a suivi plusieurs phases logiques. Pour réaliser complètement le potentiel de l’union douanière, l’UE avait évidemment besoin d’un marché unique. Et, pour bon nombre de pays, le marché unique impliquait une monnaie unique pour les échanges.

Toutefois, il reste encore beaucoup à faire, notamment pour débloquer le marché unique dans le domaine des services et pour promouvoir l’économie numérique, l’esprit d’entreprise et l’innovation. Il faut également résister aux pressions qui menacent la santé des finances publiques.

Terminer le travail dans le domaine des services

Une intégration plus poussée des services financiers aura des effets significatifs. Ainsi, si les entreprises peuvent plus facilement émettre des actions et des obligations plutôt que d’emprunter, cela pourrait entraîner un gain de 0,3 % du PIB.

D’une manière générale, la création d’un véritable marché unique pour les actions et les participations entraînerait un accroissement du PIB d’au moins 1,1 % et un accroissement de l’emploi d’un demi-point de pourcentage.

Si le marché bancaire était réellement intégré, cela permettrait d’économiser 1,5 % du PIB. Des progrès considérables ont déjà été accomplis, et le reste devrait être fait avant 2005.

Il existe encore des obstacles administratifs aux échanges dans d’autres domaines des services, et la Commission encourage les prestataires de services à surmonter ces obstacles en adoptant des codes de conduite européens.

Elle insiste également auprès du secteur public pour qu’il s’efforce d’attirer davantage les entreprises établies dans d’autres pays au moment de lancer des appels d’offres pour des produits ou des services. La concurrence accrue pourrait permettre au secteur public de réduire ses dépenses de 1 %.

Miser sur le numérique

Il est tout aussi important pour le maintien de la croissance de réaliser le potentiel de l’Europe sur le plan numérique. Les gouvernements de l’UE se sont déjà engagés à faire en sorte que l’accès à l’internet soit peu coûteux, rapide et sûr, et à investir massivement pour donner au public les compétences nécessaires pour l’utilisation de l’internet.

L’UE s’efforce par ailleurs d’encourager toute une série d’activités en ligne, comme le commerce en ligne, les services administratifs en ligne, les services médicaux en ligne, le contenu du réseau européen et l’utilisation de technologies intelligentes afin de lutter contre les problèmes d’encombrement dans les transports.

Stimuler l’esprit d’entreprise

Il est important de changer les mentalités et de supprimer les barrières à la création et au développement de nouvelles entreprises. Les Européens sont en retard par rapport aux Américains dans ce domaine, et préfèrent généralement travailler pour autrui que pour leur propre compte. Pourtant, la satisfaction de ceux qui gèrent leur propre entreprise est plus grande.

Lorsque les Européens se lancent dans de nouvelles entreprises, elles ont tendance à croître plus lentement qu’aux États-Unis, essentiellement en raison des barrières à l’innovation, qui prennent la forme de contraintes administratives, de difficultés à financer le démarrage de nouvelles entreprises et de frais élevés pour l’obtention de brevets.

La Commission européenne encourage l’adoption de mesures destinées à résoudre ces problèmes - réduire les contraintes administratives, assurer un accès plus rapide au capital pour le démarrage et mettre en place un système moins coûteux et plus efficace pour les brevets.

Resserrer l’écart technologique

Enfin, il est primordial de resserrer l’écart technologique qui nous sépare des États-Unis et du Japon.

L’UE consacre moins de 2 % de son PIB à la recherche et au développement technologique, contre près de 3 % pour les États-Unis et un peu moins pour le Japon.

Dans l’UE, la haute technologie représente 10,1 % de la valeur ajoutée dans la production, contre 13,8 % au Japon et 25,8 % aux États-Unis.

Les dépenses en technologie de l’information et des communications représentent 6,93 % du PIB dans l’UE, 8,22 % aux États-Unis et 8,98 % au Japon.

Préparer l’avenir

Plus on tarde à réaliser le potentiel et la croissance supplémentaire qui en découlera, plus la pression augmente sur les finances publiques, car les gouvernements doivent financer les services publics et les retraites avec les recettes fiscales liées à une économie prospère.

Il est de plus en plus difficile pour les gouvernements de financer les retraites et les soins de santé compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie, de l’avancement de l’âge de la retraite, du recul de la natalité et de la volonté de mettre à la disposition de tous les avancées technologiques du domaine médical.

Aujourd’hui, les retraites et les soins de santé des personnes âgées sont financés par les cotisations des travailleurs. Actuellement, en Europe, on compte 4 personnes en âge de travailler pour un retraité, mais, en 2040, il n’y en aura plus que 2 par retraité.

L’UE n’est pas la seule région à être confrontée à ces défis, mais les enjeux sont particulièrement importants dans la mesure où les taux de natalité en Europe se situent parmi les plus faibles au monde, alors que l’espérance de vie est particulièrement longue, les systèmes de retraite et de soins de santé sont bien développés et les gouvernements veulent que les économies européennes préservent les retraites et les soins de santé pour l’ensemble des citoyens.

La protection sociale fait partie de l’héritage socio-économique de l’UE. La croissance contribue à rendre cet héritage durable et supportable pour les générations à venir.

Pour pouvoir supporter ces coûts, les gouvernements doivent miser sur la croissance, en modernisant l’économie européenne, en favorisant l’intégration et en menant des politiques budgétaires saines. Des marchés financiers plus efficaces et sans frontières permettront aux gouvernements et aux citoyens de rentabiliser au mieux leurs ressources. Si l’on met tout en œuvre pour maximiser la croissance et la création d’emplois, les gouvernements récolteront davantage de recettes fiscales qu’ils pourront consacrer aux retraites, aux soins de santé et à d’autres mesures de protection sociale.

Investir dans les individus

Toutefois, l’UE ne considère pas la croissance et la création d’emplois comme des fins en soi. La croissance doit être durable afin de préserver à long terme le bien-être des citoyens et leur environnement. En outre, les citoyens ont droit à des emplois de qualité et à des infrastructures adéquates, notamment pour la garde des enfants.

Ce sont les principaux axes de la politique de l’emploi et de la politique sociale de l’UE, au même titre que l’égalité des chances. L’UE entend maintenir un juste équilibre entre le travail et la vie privée.

Les individus sont la première richesse de l’Europe, et les dirigeants européens l’ont reconnu à Lisbonne en 2000 au moment de définir leurs objectifs stratégiques pour cette décennie.

Investir dans les citoyens et développer un État providence actif et dynamique sont des objectifs tout aussi importants pour que l’Europe trouve sa place dans la nouvelle économie de la connaissance que l’intégration économique, financière et monétaire, ou encore l’innovation et la création d’entreprises.

Si l’accent est mis sur les citoyens, l’émergence d’une nouvelle économie sera un atout pour la cohésion économique et sociale.

Alors que l’Union s’efforce de stimuler la croissance et de devenir l’économie fondée sur la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde pour 2010, il est primordial d’investir dans les individus.


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